Deuil d’un enfant : traverser l’impensable

Soyons clair : la mort de son enfant est une ignominie. Une rupture brutale dans l’ordre du monde.

Rien n’y prépare et rien ne la justifie. C’est une expérience qui dépasse l’entendement : un arrachement,

un effondrement du sens, une blessure profonde qui bouleverse à la fois le cœur et l’âme, plongeant

dans un chagrin abyssal.

 

Pourtant, à travers cette douleur immense, il devient possible, avec le temps et un soutien adéquate,

de retrouver de la stabilité, de la respiration, et de laisser la vie reprendre doucement sa place.

Se faire accompagner

Comprendre ce deuil déchirant

Le deuil d’un enfant ne ressemble à aucun autre. Il est souvent décrit comme l’un des deuils les plus dévastateurs, car il renverse l’ordre naturel de la vie. Il secoue les certitudes, crée une sensation d’irréalité, et fait surgir des émotions profondes.
C’est une rupture violente dans la trame familiale et personnelle : les repères vacillent, les projets se figent, l’équilibre émotionnel est durablement fragilisé.

Le deuil d’un enfant ne ressemble à aucun autre. Il est souvent décrit comme l’un des deuils les plus dévastateurs, car il renverse l’ordre naturel de la vie. Il secoue les certitudes, crée une sensation d’irréalité, et fait surgir des émotions profondes.
C’est une rupture violente dans la trame familiale et personnelle : les repères vacillent, les projets se figent, l’équilibre émotionnel est durablement fragilisé.

On ne « fait pas avec ». On survit d’abord. On avance comme on peut, un jour après l’autre, souvent sans comprendre comment. Puis, on tente dapprendre à vivre en portant l’absence, à respirer dans un monde qui ne ressemble plus à celui d’avant.

On ne « fait pas avec ». On survit d’abord. On avance comme on peut, un jour après l’autre, souvent sans comprendre comment. Puis, on tente dapprendre à vivre en portant l’absence, à respirer dans un monde qui ne ressemble plus à celui d’avant.

Le souvenir et l’amour demeurent, mais sous d’autres formes. On n’oublie pas. Mais, peu à peu, il devient possible de transformer la manière dont on porte cette présence, pour qu’elle ne détruise plus tout, mais coexiste avec la vie qui revient.

Les impacts émotionnels et physiques

Le corps et l’esprit réagissent souvent de façon intense et imprévisible. Les émotions reviennent par vagues, parfois longtemps après la perte, notamment lors de dates importantes ou d’événements qui rappellent l’enfant.

Cette expérience s’accompagne fréquemment d’un tourbillon émotionnel : colère, culpabilité, incrédulité, tristesse, sentiment d’injustice, mais aussi isolement et perte de repères. Le corps lui-même peut exprimer la douleur : fatigue profonde, troubles du sommeil, tensions, sensation de vide.

Ca désorganise aussi le système familial : les repères, les rôles et les liens qui tenaient la famille ensemble se trouvent brusquement rompus. La fratrie peine à retrouver sa place dans un espace où tout a été reconfiguré autour de l’absence.

Certains parents vivent des expériences intérieures intenses comme des VSCD :(Vécus Subjectifs de Contact avec un Défunt) : signes de présence, rêves très réalistes, échanges avec leur enfant, qui témoignent d’un lien d’amour qui perdure et offre parfois des instants de réconfort. Ces vécus font fréquemment partie du chemin pour ceux qui les traversent.

Pourquoi se faire accompagner ?

Traverser un deuil, c’est parfois rencontrer ses limites émotionnelles, physiques et spirituelles. La douleur mobilise tout l’être, et il devient parfois difficile de garder un cap quand le chagrin envahit chaque espace.

Être accompagné, c’est ne plus porter seul ce poids intérieur. C’est tenter de comprendre ce qui est traversé pour apprivoiser son deuil, remettre du sens dans ce qui s’est défait, et laisser la vie reprendre doucement sa place

C’est un chemin vers la réconciliation — avec soi, avec la perte, et avec la vie qui reste à vivre.

Mon accompagnement spécifique pour le deuil d’un enfant

Mon approche, spécifiquement adaptée à la perte d’un enfant, réunit psychothérapie, EMDR, et dimension spirituelle, lorsque cela fait sens pour vous.

L’EMDR Profond®

 Agit au cœur du traumatisme et de la tristesse profonde, apaise le choc, aide à diminuer la charge émotionnelle et à libérer les pensées et images envahissantes.

L’EMDR Spirituel®

Permet de donner une place plus apaisée au lien avec votre enfant. Il ne s’agit pas de « laisser partir », mais de continuer d’aimer autrement, dans un lien plus sereine.

Les thérapies brèves

Soutiennent la réadaptation au quotidien et la réouverture à la vie : retrouver des repères, un peu d’élan, et la possibilité de se relier à nouveau.

Prendre rendez-vous

Accompagnement en EMDR proposé au cabinet à Mérignac, proche Bordeaux, ou en visio.

Ne restez pas seul.e face à cette épreuve. Je peux vous aider et vous accompagner.

Le chemin vers l’apaisement commence souvent par une simple rencontre.

FAQ - Foire aux Questions

Combien de temps dure le deuil d’un enfant ?

Il n’y a pas de durée. Certaines périodes seront plus intenses que d’autres. Ce qui importe n’est pas « d’aller vite », mais de trouver des appuis pour tenir et, progressivement, réapprendre à vivre avec l’absence.

Et si je n’arrive pas à parler pendant la séance ?

C’est possible, et OK. Parfois mes clients pleurent toute la 1ere séance sans arriver à parler. L’EMDR leur permet d’évacuer le trop plein qui a été contenu. Et le silence fait parfois partie du deuil. Nous travaillons avec ce qui est présent : un mot, une image, une sensation. Rien n’est attendu, rien n’est forcé.

Je ressens encore la présence de mon enfant. Est-ce que c’est « normal » ?

Oui, c’est quelque chose que de nombreux parents traversant le deuil de leur enfant vivent.

Ce sont des Vécus Subjectifs de Contact avec un Défunt (VSCD). Ils peuvent prendre différentes formes : impression de présence, sensation de proximité, rêves très intenses et précis, souvenirs sensoriels, perception de messages ou de signes.

Ces expériences sont fréquentes dans les deuils où le lien d’attachement est très fort, notamment après la perte d’un enfant. Elles ne sont pas un signe de fragilité psychologique, ni de « refus de la réalité ». Au contraire, elles témoignent souvent de la manière dont le lien continue de vivre, même après la mort.

Ces vécus peuvent aider à maintenir ce lien de façon supportable, à trouver du sens, ou simplement à traverser les moments où l’absence est trop lourde.


Est-ce que l’EMDR peut m’aider dans ce type de deuil ?

L’EMDR est extrêmement efficace pour calmer la tristesse profonde, la culpabilité, la colère, les pensées envahissantes et les images traumatiques. Elle n’efface pas le souvenir : elle permet de diminuer la souffrance qui y est associée.

Comment savoir si je suis « prêt.e » à être accompagné.e ?

Il n’y a pas de moment idéal. Pour certains, cela vient quelques mois après, pour d’autres beaucoup plus tard. Parfois, on ne se sent jamais vraiment « prêt ». On peut envisager un soutien lorsque la douleur prend trop de place au quotidien, lorsque l’énergie s’épuise, ou lorsque l’on se sent seul face à ce que l’on traverse. Parfois, le simple fait de ressentir que quelque chose « bloque », ou que l’on n’arrive plus à avancer, est déjà un signal.

Venir, c’est simplement reconnaître que c’est difficile à porter seul.

J’ai peur que faire mon deuil signifie l’oublier

Cette peur est fréquente. Faire son deuil ne signifie pas tourner la page ni se détacher de votre enfant. L’accompagnement n’arrache rien et ne remplace rien. Il permet simplement de transformer le lien : passer d’une présence qui déchire à une présence intérieure qui soutient. Votre enfant reste, mais dans un endroit du cœur où l’amour peut continuer sans vous détruire.

Est-ce qu’on arrive vraiment à « faire le deuil » de son enfant ?

Non. On vit avec. La douleur et le manque restent présents toute la vie, mais il est possible de retrouver un équilibre qui permette d’avancer malgré l’absence, avec un souvenir vivant et une nouvelle manière d’habiter sa vie. Peu à peu, le deuil évolue vers une transformation intérieure qui rend possible de revivre.

Il s’agit d’apprendre à vivre avec son enfant disparu, d’honorer sa présence intérieure, et de reconstruire une existence où le chagrin et l’amour cohabitent — non pas en effaçant la blessure, mais en lui donnant une forme qui peut être portée.